L’émoi de mai : 1968-2018 (épilogue)

Il y a quelques semaines s’achevait « L’émoi de mai : 1968-2018 » :
petite rétrospective en tweets et en images !

Tout au long du mois de mai (2018), dans le cadre des commémorations nationales des 50 ans de Mai 68 et plus spécifiquement celles de l’Université Bordeaux Montaigne, les BU vous ont proposé un ensemble de conférences, projections et expositions en accès libre et ouvert à tou·te·s.

Dès le 22 mars, nous avions teasé avec une petite vidéo. Pourquoi le 22 mars ? Réponse ci-dessous…

 

En mai donc, un demi-siècle après les événements qui ont enflammé les universités, et au-delà toute la société française, européenne et occidentale, les bibliothèques de l’Université Bordeaux Montaigne vous ont convié à revivre – un peu – l’émoi de mai. L’occasion pour toutes et tous de plonger dans les collections de revues, livres et films de plusieurs bibliothèques de l’Université (BU Lettres et Sciences humaines, bibliothèque Élie Vinet, bibliothèque LE-LEA et la bibliothèque de géographie-cartothèque).

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Parmi les documents mis en avant, citons :

Exposées dans le couloir desservant la salle audiovisuelle de la BU Lettres et Sciences humaines, des reproductions d’affiches d’étudiant·e·s bordelais·e·s ainsi qu’une sélection d’affiches iconiques réalisées par l’Atelier Populaire des Beaux-Arts.

Et en guest-star, tout droit (re)venue du Musée d’Aquitaine et inaugurant notre compte Instagram : Athéna dite « Pallas de Velletri » et ses larmes noires…

Nous vous avons même offert l’occasion de donner la parole aux « murs » (et de vous exprimer ouvertement) :

Commémorer Mai 68 ne saurait poser des questions sur le positionnement historiographique de tels évènements. Par delà les polémiques, il n’en demeure pas moins que Mai 68 marque une rupture dans la politique française. Les différentes interventions programmées dans le cadre de « L’émoi de mai : 1968-2018 » participaient de ce même intérêt : apporter un œil critique, historique ou esthétique, sur Mai 68.

#LÉmoiDeMai n°1 et l’inauguration tant attendue :

#LÉmoiDeMai n°2 :

#LÉmoiDeMai n°3 :

Et pour conclure, #LÉmoiDeMai n°4 : l’avant-première de « À chacun son Mai », un documentaire sur le mouvement de Mai 68 en Dordogne, en présence des réalisateurs Manuel Senut et Vincent Tejero, diplômés du master Documentaires et Archives de l’Université Bordeaux Montaigne

 

 

Une bande dessinée documentaire à Bordeaux Montaigne : L’Histoire de Bordeaux par Charles Higounet (1983)

La bande dessinée La Balade nationale de la collection « Une histoire dessinée de la France » dessinée par Etienne Davodeau, sur un texte de l’historien Sylvain Venayre, réinvente la vulgarisation historique en bande dessinée.

Mais savez-vous que l’Université Bordeaux Montaigne était en la matière en avance sur son temps ? Nous avons déniché pour vous dans les magasins de la bibliothèque l’illustre et local ancêtre de cet album : la bande dessinée L’Histoire de Bordeaux, éditée par Dargaud en 1983, coordonné par Charles Higounet et avec un dessin de Lionel Labeyrie.

De quoi s’agit-il ? En une quarantaine de pages nous est racontée en images l’histoire de la ville de Bordeaux depuis l’arrivée des Bituriges Vivisques en 200 av. JC jusqu’à l’arrivée du TGV dans le port de la Lune au début des années 1980 (après JC). La formule employée est un peu archaïque : du texte sous l’image, parfois un peu bavard mais finalement synthétique ; et si le dessin fleure bon un réalisme caractéristique de la bande dessinée pédagogique de cette époque, il dénote aussi un vrai souci de documentation. On y retrouvera les figures marquantes de l’histoire de la ville, Aliénor d’Aquitaine, Michel de Montaigne, Montesquieu, Adrien Marquet, Jacques Chaban-Delmas…

Cette version dessinée de l’histoire de Bordeaux est-il autant qu’on pourrait le croire un objet improbable ? Pas forcément. Il vient après la fin de la parution de la célèbre Histoire de France en bandes dessinées par les éditions Larousse (1976-1978) : une vaste fresque en 23 volumes. Et durant toutes les années 1970, des enseignants et universitaires comme Antoine Roux ou Serge Tisseron ont réussi à démontrer à leurs pairs que la bande dessinée pouvait être un allié pour le professeur.

Alors il n’est pas si surprenant qu’en ce début des années 1980, alors qu’il vient juste de publier aux éditions Privat une Histoire de Bordeaux en un volume, à destination d’un large public, Charles Higounet se lance dans l’aventure d’une bande dessinée pédagogique avec l’aide des éditions Dargaud et de la mairie de Bordeaux.

Ce qui frappe le plus dans cet album, et ce qui fait qu’il est, aussi un album pionnier, c’est l’enthousiasme manifeste des universitaires à réaliser ce travail. Dans sa préface Charles Higounet s’enorgueillit que Bordeaux soit la première agglomération française à proposer une histoire en bande dessinée (ce qui n’est pas tout à fait vrai car on compte une Histoire de Lyon par trois professeurs de la faculté de Lyon 2 en 1979, mais chez un petit éditeur généraliste, Horvath) ; il disserte sur la conception du scénario, l’attention portée à l’image via le « pittoresque », les choix graphiques et l’enrichissement de l’expérience pour l’historien… Il a réussi à emmener dans l’aventure la crème des historiens bordelais de l’époque : Robert Étienne, Jean-Pierre Poussou… La mode des « histoires en bande dessinée » de ces années 1970-1980 n’est d’ordinaire pas le fait d’universitaires (avec l’exception lyonnaise déjà citée). L’Université Michel de Montaigne est ici en avance sur son temps, avec cette alliance précoce entre des historiens et un éditeur de bande dessinée.

Si la lecture de l’album, par ses choix graphiques et son histoire simplifiée sur le mode du « roman national » peut nous paraître un peu désuète en 2018, il y a là un trésor qui méritait bien d’être exhumé…

Retrouvez les ouvrages cités dans cet article en consultation au 1er étage de la BU Lettres et Sciences humaines !

#Rentrée2017 à l’Université Bordeaux Montaigne (@UBMontaigne) : le SCD (@BUbdxm) vous ouvre ses portes !

Le temps des baignades à la plage est révolu, place aux études !

Si les bancs des amphis vous accueillent pour vos cours, le SCD et les BU de Bordeaux Montaigne vous offrent des lieux privilégiés pour étudier, réviser, lire, chercher.

We're back !

Une visite de la BU Lettres et Sciences humaines est proposée aux étudiants de L1 fraichement arrivés à l’Université Bordeaux Montaigne. De plus, pour soigner l’accueil des nouveaux étudiants, vos bibliothécaires ont concocté une petite exposition mêlant ouvrages de méthodologie de travail, guides de Bordeaux et de la région, publications sur le monde universitaire ainsi que quelques autres bonus (bibliographie à consulter dans Babord+).

Si vous avez besoin de quelques informations complémentaires et astuces diverses, consultez le thread Twitter ! 😉

Habemus bibliothecam ? Lancement du chantier de la bibliothèque diocésaine de Bordeaux

Centre Louis Beaulieu / Catho Bordeaux / (CC BY-NC-SA via FlickR
Centre Louis Beaulieu / Catho Bordeaux / (CC BY-NC-SA via FlickR

Théologie, religion et histoire locale, un centre de ressources s’apprête à faire peau neuve à quelques stations de tram du campus !

C’est aujourd’hui que la Bibliothèque diocésaine de Bordeaux ferme ses portes au public pour les deux années à venir.  Une partie des ouvrages restera accessible à partir de cet automne, dans un local prêté par le groupe scolaire Saint-Genès au 150 de la rue du même nom. La future bibliothèque investira un nouvel espace réhabilité, toujours au sein du Centre Louis Beaulieu qui disposera d’une salle de consultation et d’un auditorium ainsi que d’une capacité de stockage étendue.

Vous trouverez de nombreuses informations sur le nouveau site web de la bibliothèque qui propose notamment un catalogue en ligne décrivant progressivement ses collections. (certains titres sont également visibles dans le SUDOC).

AGORA 2012

Logo agora 2012 (c)La 5ème biennale d’architecture et de design se déroule au H14 du 13 au 16 septembre 2012 !
Agora est organisée par la ville de Bordeaux et est représentée cette année par son commissaire Marc Barani.

Thème de cette édition : le patrimoine, partagé, parfois écartelé entre « héritage et hérésie ».

Vous avez déjà peut être aperçu des affiches d’Agora 2012 un peu partout en ville, de nouvelles couleurs sur les quais, des groupes de gens qui parcourent différents itinéraires urbains…

En effet, nous n’aurions pas assez de temps pour décrire chaque évènement de la biennale tant il y en a : Débats, expositions, visites, festivités, cinémadans les murs et hors les murs

Mais nous espérons que vous en aurez pour profiter d’Agora jusqu’à dimanche ! Le programme complet est disponible ici : http://www.bordeaux2030.fr/bordeaux-agora/agora-2012

En biais d’Agora, ce week-end, se déroulent les Journées européennes du patrimoine. Vous pourrez visiter et apprécier votre patrimoine en participant aux diverses activités organisées. Vous pourrez découvrir votre quartier d’un regard neuf et particulier, son histoire, ses chantiers, ses secrets,…

Vous pouvez voir le programme pour toute la France et infos pratiques ici : http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/

Enfin, si le vaste domaine du « patrimoine » vous intéresse, autant dans sa notion « urbaine », « touristique », que « culturelle », nous vous suggérons quelques exemples de documents disponibles  à la bibliothèque iatu de Bordeaux 3 :

Bonne nouvelle pour les amoureux de la philosophie hermétique !

Ce manuscrit, dédié à ceux « qui sont amoureux de la philosophie hermétique »  est  dans la Réserve de la BU lettres :

« Chariot triumphal de l’antimoine, composé par Basile Valentin, frère de l’Ordre des Bénédictins, dédié à ceux qui cherchent le fondement de l’ancienne médecine, et qui sont amoureux de la philosophie hermétique, par Jean Theolden Hestien. Le tout traduict de l’allemand en françois, par François Sauvin, docteur en médecine, l’an 1646. Reveu et corrigé par M. Jean Riolay, médecin de la feue reine mère, Marie de Médicis »

Pour le découvrir, prenez contact avec le service des collections patrimoniales (au 05 57 12 47 50). Et pour connaître les autres manuscrits détenus par les universités de Bordeaux, consultez vite CALAMES, le catalogue en ligne des archives et manuscrits de l’enseignement supérieur.