Le Livre de la Quinzaine – Emil Ferris, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres

Le Livre de la Quinzaine – Emil Ferris, My Favorite Thing Is Monsters

Tous les 15 jours, découvrez « Le Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.

Emil Ferris, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres

L’illustratrice Emil Ferris contracte en 2002 la maladie de Lyme qui l’a, un temps, paralysée. Pendant sa rééducation elle réapprend à dessiner en scotchant d’abord un stylo à sa main droite jusqu’à que son trait s’améliore.

Elle s’inscrit ensuite au Art Institute of Chicago d’où elle sort diplômée et pendant 6 ans avec l’écriture de son roman graphique My Favorite Thing Is Monsters (en français : Moi, ce que j’aime, c’est les monstres) présenté comme le journal de Karen, 10 ans qui vit à Chicago et adore les fantômes et autres monstres au point de vouloir elle-même être loup-garou. Sa voisine âgée meurt soudainement d’une balle dans le cœur, que l’on qualifie de suicide. Mais Karen n’y croit pas et décide de mener l’enquête en se plongeant dans son passé. Le récit nous entraine alors dans la République de Weimar puis dans les camps de la mort.

Le tracé au stylo bille propose des dessins naïfs mais aussi incroyablement inventifs d’une beauté époustouflante. Ce livre est une ode à l’épouvante qui secoue les codes du genre. Pour Art Spiegelman, elle est l’une des plus grandes artistes de bande dessinée de notre époque.

Emil Ferris a reçu en janvier dernier le Fauve d’Or 2019 du meilleur album BD pour My Favorite Thing is Monsters.

Déjà emprunté ? Réservez-le en ligne : on vous montre comment faire en seulement 10 secondes !

Bonne lecture et bonne fin de semestre/année pour certain·e·s !

Le Livre de la Quinzaine – Lisa Halliday, Asymetry

Le Livre de la Quinzaine – Lisa Halliday, Asymetry

Tous les 15 jours, découvrez le « Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.

Lisa Halliday, Asymetry

Le roman Asymetry de Lisa Halliday se construit en trois parties sans lien vraisemblablement apparent. Le récit débute par une rencontre qui se transforme en histoire d’amour entre Alice, éditrice qui rêve d’écrire, et Ezra Blazer grand auteur à succès. Pour ces deux personnages l’auteure s’est inspirée de sa relation avec Philip Roth.

La deuxième histoire est celle de Amar Jaafari, jeune américain d’origine irakienne retenu à l’aéroport de Londres lors d’une escale, soupçonné de vouloir émigrer clandestinement en Angleterre alors qu’il souhaite simplement rejoindre son pays natal qui vient d’être envahi par les États-Unis.

C’est au cours de la troisième et dernière partie et avec l’interview piquante d’Ezra Blazer que la clé de ce puzzle littéraire bouleversant à l’humour corrosif nous est donnée.

L’exemplaire de la bibliothèque Henri Guillemin est déjà emprunté ? Découvrez sa traduction française ou réservez la version originale en ligne (on vous montre comment faire en 10 secondes ci-dessous) !

Bonne lecture !

Le Livre de la Quinzaine – Gō Tanabe, Les montagnes hallucinées

Le Livre de la Quinzaine – Gō Tanabe, Les Montagnes hallucinées, tome 1

Tous les 15 jours, découvrez le « Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.


Pour ce quatrième #LeLivreDeLaQuizaine, la bibliothèque Henri Guillemin vous invite à découvrir l’adaptation par Gō Tanabe d’un chef-d’œuvre de Lovecraft, Les montagnes hallucinées !

Gō Tanabe, Les montagnes hallucinées

Les Montagnes Hallucinées est un texte éponyme d’Howard Philip Lovecraft rédigé en 1931. Pierre angulaire de ce qu’on appelle le Mythe de Cthulhu, cette histoire qui relate une expédition inhospitalière et bien mystérieuse en Antarctique est aujourd’hui adaptée en manga par un artisan de la BD horrifique japonaise Gō Tanabe. Ce premier tome est une très belle façon de redécouvrir Lovecraft.

Gō Tanabe, propose une œuvre fidèle dans le récit. Le lecteur se retrouve dans l’histoire du maître du fantastique grâce à un dessin dont l’approche et le trait se veulent le plus réaliste et où la montée en tension se fait progressive au fil des chapitres : l’attrait pour l’Antarctique et ses mystères, l’euphorie des découvertes scientifiques, la peur de l’inconnu, la folie qui s’immisce chez les personnages. Le mangaka réussit à en tirer tout ce qui fait de ce récit un incontournable du fantastique.

Retrouver cette adaptation en 2 exemplaires, à la bibliothèque Henri Guillemin ainsi qu’à la bibliothèque Lettres et Sciences humaines

Le Livre de la Quinzaine – Mary Beth Meehan et Fred Turner, Visages de la Silicon Valley

Tous les 15 jours, découvrez le « Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.


Pour ce deuxième #LeLivreDeLaQuizaine, la bibliothèque Henri Guillemin vous propose de découvrir le travail de Mary Beth Meehan compilé dans Visages de la Silicon Valley, ouvrage introduit par Fred Turner.

Mary Beth Meehan et Fred Turner, Visages de la Silicon Valley

La Silicon Valley est connue dans le monde comme symbole de la réussite à l’américaine. Une ville en avance sur son temps à la fois dynamique et riche grâce à ses entreprises high-tech puissantes financièrement et idéologiquement, ses campus de marbre des géants de l’internet et la richesse excessive de très jeunes milliardaires.

Mais à travers ces portraits et récits Mary Beth Meehan nous présente la Silicon Valley réelle : des vies qui, loin de la luxuriance et du capital-risque du mythe d’innovation technologique, sont marquées par la pauvreté et la peine, mais aussi le combat pour un monde meilleur, altruiste et non basé sur des profits qui n’inondent qu’une part restreinte.

Fred Turner étudie la culture de la Silicon Valley depuis vingt ans. Son essai introductif plante le décor et appelle à plus de responsabilité envers celles et ceux qui vivent et font vivre cette zone économique et nous incitent à réfléchir aux inégalités et aux tensions que construit le capitalisme des objets et des services high-tech.

Cet ouvrage est à la fois un « beau livre » mais aussi un projet sociologique et anthropologique.

Le Livre de la Quinzaine – Mary Beth Meehan, Fred Turner, Visages de la Silicon Valley

Pour en savoir plus sur cet ouvrage :

  • CORDIER, Anne. Visages de la Silicon Valley. Dans : Cultures de l’Information [en ligne]. 21 novembre 2018. [Consulté le 8 février 2019]. Disponible à l’adresse : https://cultinfo.hypotheses.org/407
  • MÉCRÉANT, Maxime. Mary Beth Meehan, Fred Turner, Visages de la Silicon Valley. Lectures [en ligne]. Janvier 2019. [Consulté le 8 février 2019]. Disponible à l’adresse : http://journals.openedition.org/lectures/30369

Emil Ferris, Fauve d’Or 2019

Emil Ferris vient d’obtenir le Fauve d’Or du meilleur album BD lors de la 46e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, son premier ouvrage publié (VO : My Favorite Thing Is Monsters).

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres - Emil Ferris

Elle est ainsi la sixième femme (seulement) à obtenir cette récompense depuis sa création. Son roman graphique, qui se lit comme le journal intime d’une jeune fille fascinée par les créatures monstrueuses, a été encensé par les critiques.

Disponible en 3 langues dans les BU de Bordeaux Montaigne, vous pouvez l’emprunter à la Bibliothèque de Lettres et Sciences Humaines (en français), à la bibliothèque Henri Guillemin (en version originale) ou bien encore à la bibliothèque des études ibériques et ibéro-américaines.

Bonus : Emil Ferris sera à la librairie Mollat ce lundi 28 janvier pour une séance de dédicaces de sa bande dessinée (Station Ausone, 17h30-19h30) !

Hommage à Stan Lee

Stanley Lieber, dit Stan Lee, né le 28 décembre 1922 à New York, est mort le 12 novembre 2018 à Los Angeles.

Scénariste et éditeur américain de comics, son nom est associé à Marvel Comics, pour lequel il a imaginé les super-héros Spider-Man, Hulk, Iron Man, les Avengers, les X-Men…

Il crée en novembre 2001 un nouveau studio nommé POW! Entertainment. Dans les dernières années de sa vie, il fait des apparitions dans chacun des films de l’univers cinématographique Marvel, avec des caméos devenus cultes.

En hommage à Stan Lee, la bibliothèque Henri Guillemin expose quelques- uns de ses nombreux ouvrages (au 1er étage).

#ÀnosIllustres : Élie Vinet, Robert Étienne, Henri Guillemin…

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Tout cet été, en vue d’une rénovation de sa signalétique (à l’avenir, les deux bâtiments principaux se nommeront Rosa Bonheur et Flora Tristan) l’Université Bordeaux Montaigne vous a invité à redécouvrir ses « illustres » (universitaires, enseignants, historiens, humanistes, etc.) qui ont donné leur nom à des amphithéâtres mais aussi à certaines de vos bibliothèques !

Débutons cette petite rétrospective avec ceux dont vos BU portent le nom :

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Dernier personnage de la série #Ànosillustres ! Elie Vinet (1509-1587) Humaniste français, philologue, archéologue, traducteur et historien de la Renaissance, recteur de l’université de Bordeaux Elie Vinet est né en 1509 dans le département de la Charente. Après de brillantes études à Angoulême, puis à Poitiers, il obtint le titre de " maître es arts " ; commença alors, comme pour beaucoup de savants de son temps, une vie errante d’enseignant : Barbezieux, puis Paris, Bordeaux, au collège de Guyenne, à Coïmbra au Portugal et de nouveau Bordeaux en tant que recteur de l’université où il termina sa carrière et ses jours en 1587. Élie Vinet est considéré comme le fondateur de l'érudition à Bordeaux. Il s'intéresse au patrimoine romain bordelais et en laissera des reconstitutions qui restent un modèle pour les historiens. L’esprit de la Renaissance se caractérise par une curiosité universelle, qui ne connaît pas encore le cloisonnement des savoirs : ainsi l’œuvre d’Elie Vinet touche le domaine des sciences, celui de l’histoire ancienne, celui des langues anciennes, avec de très nombreuses traductions, notamment d’Ausone et de Catulle. Elie Vinet fut enseignant au collège de Guyenne alors que Michel de Montaigne y débutait ses études. La bibliothèque #UBMontaigne spécialisée en histoire et histoire de l’art de l’Université Bordeaux Montaigne porte son nom. #UBMontaigne #ÀNosIllustres #CampusEnCommun #NotreHistoire #Bordeauxmaville Bio rédigée en collaboration avec les @bubmontaigne Illustration par @ludivio_

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Saviez-vous qu’un fonds Georges Cirot est conservé dans vos bibliothèques ? Vous pouvez découvrir certains de ces documents numérisés sur 1886, le site des collections patrimoniales de l’Université Bordeaux Montaigne : http://1886.u-bordeaux-montaigne.fr/collections/show/18.

Terminons avec une mention toute particulière pour Robert Escarpit (1918-2000) qui, s’il n’a pas donné son nom à une des BU de Bordeaux Montaigne, n’en reste pas moins un grand nom des sciences de l’information et de la communication.
À noter dans vos agendas : un colloque international en commémore le centenaire les 20 et 21 septembre 2018 !

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#ÀNosillustres avec Robert Escarpit. Bio rédigée en collaboration avec @bubmontaigne Illustrations de @ludivio_ —- Robert Escarpit (1918 -2000) Universitaire, journaliste et écrivain, fondateur de l’IUT Bordeaux Montaigne, président de l’université Bordeaux 3. Robert Escarpit est né le 24 avril 1918 à Saint-Macaire (Gironde). Si le grand public connaît Robert Escarpit pour ses billets publiés de manière quasi-quotidienne dans le Monde pendant une trentaine d’années, c’est le chercheur que l’Université Bordeaux Montaigne connaît le mieux. Au sein de l’université, il a en effet été l’un des acteurs majeurs des sciences de l’information et de la communication, participant activement à « l’école de Bordeaux » qui dominait alors cette discipline. En 1967, il est chargé de créer à Bordeaux le premier IUT du secteur tertiaire consacré à l'apprentissage du journalisme et des Carrières sociales. En 1968, le champ s'élargit, avec l'ouverture de deux options, respectivement en documentation et en communication d'entreprise. Il préside l’université Bordeaux III de 1975 à 1978. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, partagés entre des essais littéraires ou sociologiques et des romans. Extrait du billet Au jour le jour, de Robert Escarpit paru dans Le Monde le samedi 4 mai 1968, sous le titre La faute à Voltaire ? « Lorsque dans dix ou vingt ans, M. Daniel Cohn-Bendit et ses amis seront doyens, recteurs, ministres ou l’équivalent sous quelque autre nom, je leur souhaite d’affronter la révolte de leurs propres étudiants avec autant de modération qu’on en fait preuve à leur égard, aujourd’hui, à Nanterre. » Le plateau TV de l’IUT Bordeaux Montaigne @iutmontaigne porte son nom #UBMontaigne #ÀNosIllustres #CampusEnCommun #NotreHistoire #Bordeauxmaville

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Et pour conclure, il nous fallait bien citer l’illustre Michel de Montaigne !

Livres d’art … ouverts … redécouverts

La restructuration des collections et le départ du fonds lettres ont ouvert de nouvelles perspectives pour les collections du Monde anglophone qui se déploient désormais sur les trois étages de la bibliothèque Henri Guillemin.

La belle surprise ? la possibilité de mettre en valeur les « vieux ouvrages » du fonds Arts. Ouvrages des années 50 et 60, aux couvertures grises peu engageantes mais qui recèlent pourtant de trésors : illustrations en noir et blanc parfaitement contrastées,  photos des artistes du cinéma muet ou Bordeaux_juil1_sep14 003 Bordeaux_juil1_sep14 004 Bordeaux_juil1_sep14 001projets architecturaux « modernes »… autant d’ouvrages que nous avons ouverts et redécouverts.

Une invitation à venir visiter ce fonds … exposé sur les trois étages.

Les comic-books à Henri Guillemin : un fonds MARVEL…OUS !

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Après avoir enchanté plusieurs générations de lecteurs, les comic-books (fascicules agrafés et imprimés sur du papier de médiocre qualité) sont devenus des objets d’étude pour les chercheurs et les étudiants de civilisation américaine de Bordeaux Montaigne.

La bibliothèque Henri Guillemin valorise ce fonds par des acquisitions régulières d’albums en VO  et d’essais  sur ces comics.

C’est pour poursuivre cet objectif qu’elle a progressivement intégré entre 2006 et 2009 le fonds Marvel, un don de 170 titres de comics  parmi lesquels Spiderman, X-men, Daredevil, Doctor Strange, Conan the barbarian…

Une collection passionnante à plus d’un titre :

–          6000 fascicules publiés au cours des années 60 à 90

–          Une collaboration étroite avec Jean-Paul Gabilliet, Professeur au département des études des mondes anglophones, qui a activement travaillé à intégrer ce fonds dans la bibliothèque

–          Des titres qui sont passés à la postérité et restent toujours d’actualité grâce à une exploitation cinématographique qui fait le pont entre les générations et restent source vivante d’études et de recherche pour les étudiants.

Pour en savoir plus sur la genèse du don Marvel

Sans oublier … le festival de la BD d’Angoulême (du 30 janvier au 2 février)

Et … les soirées Arte de février autour du film en trois partie de Michael Kantor : Super Heros, l’éternel combat