Le Livre de la Quinzaine – Joan Cornellà, Mox nox

Le Livre de la Quinzaine – Joan Cornellà, Mox nox

Tous les 15 jours, découvrez « Le Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.

Joan Cornellà, Mox nox

Humour absurde, critique de la folie de notre société, humour noir, geste esthétique, démarche surréaliste… On peut voir dans les 48 planches muettes que Cornellà réunit dans Mox nox ce que l’on veut y voir, en fonction du point de vue que l’on adopte.

Artiste espagnol, collaborateur de la revue satirique El Jueves, Joan Cornellà propose dans ses divers dessins et bandes dessinées un regard décalé et empreint d’ironie sur notre quotidien et notre existence.

A bientôt pour un nouveau Livre de la quinzaine !

Le Livre de la Quinzaine – Roberto Bolaño, 2666

Le Livre de la Quinzaine – Roberto Bonaño, 2666

Tous les 15 jours, découvrez « Le Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.

Roberto Bolaño, 2666

Difficile de dire ce qui constitue le fil principal de l’intrigue de ce roman-fleuve. Un élément revient cependant toujours : la ville fictive de Santa Teresa, lieu où sont découverts, régulièrement depuis 1993, des centaines de cadavres de femmes, assassinées et jetées dans le désert, à la limite du Mexique et du Texas.

2666 fait sentir la folle attraction de la frontière, où se croisent enquêteurs, trafiquants, journalistes, et toutes sortes de personnages curieux. C’est là le pendant réaliste du roman : montrer les espoirs et la misère qui gravitent autour de ce point névralgique. Mais la frontière et le désert sont aussi les lieux du fantasme, de l’étrange, de l’onirique. Bolaño est aussi l’héritier de Borges et du surréalisme.

2666, avec l’ambiance apocalyptique qu’il parvient à créer, est une méditation sur l’Histoire, sur le mal, sur la mort. Semblant reprendre les codes du roman noir, le roman glisse souvent néanmoins vers le comique ou encore le fantastique. Voyage au cœur de la condition humaine et de la littérature elle-même, 2666 est le projet le plus ambitieux de son auteur, et peut-être même de la littérature sud-américaine récente.

Nous vous invitons à découvrir ce roman en version française, mais aussi en version originale espagnole…

Bonne lecture (et bonne fin de semestre pour certain·e·s) !

Le Livre de la Quinzaine – Paulo Lins, La Cité de Dieu

Le Livre de la Quinzaine – Paulo Lins, La Cité de Dieu

Tous les 15 jours, découvrez le « Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.


Pour ce troisième #LeLivreDeLaQuizaine, la bibliothèque des études ibériques et ibéro-américaines (aussi connue sous le nom de bibliothèque d’espagnol) vous propose un roman de Paulo Lins, La Cité de Dieu !

Paulo Lins, La Cité de Dieu

Dans ce roman au « réalisme féroce », Paulo Lins nous fait plonger au cœur d’une favela de Rio de Janeiro, « Cidade de Deus », entre les années 60 et 80.

Le livre montre, à travers les destinées intenses et brèves de quelques gamins pour qui le meurtre est devenu un jeu comme un autre, la marginalisation vécue par ceux qui vivent dans cet enfer qui semble coupé du monde, où règnent le crime, la drogue et la violence.

Ancien habitant de la favela, Paulo Lins donne à voir la dure réalité d’un Brésil très éloigné de l’image qu’on peut s’en faire. Un choc qui donne à penser, qui fait se questionner sur une société indifférente à ceux qui n’ont rien, ceux qui ne sont presque rien, ceux pour qui « falha a fala, fala a bala » (« la parole capote, la balle parle »).

Pour en retrouver l’adaptation au cinéma par Fernando Meirelles et Kátia Lund (2003), direction la bibliothèque Lettres et Sciences humaines :

Emil Ferris, Fauve d’Or 2019

Emil Ferris vient d’obtenir le Fauve d’Or du meilleur album BD lors de la 46e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, son premier ouvrage publié (VO : My Favorite Thing Is Monsters).

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres - Emil Ferris

Elle est ainsi la sixième femme (seulement) à obtenir cette récompense depuis sa création. Son roman graphique, qui se lit comme le journal intime d’une jeune fille fascinée par les créatures monstrueuses, a été encensé par les critiques.

Disponible en 3 langues dans les BU de Bordeaux Montaigne, vous pouvez l’emprunter à la Bibliothèque de Lettres et Sciences Humaines (en français), à la bibliothèque Henri Guillemin (en version originale) ou bien encore à la bibliothèque des études ibériques et ibéro-américaines.

Bonus : Emil Ferris sera à la librairie Mollat ce lundi 28 janvier pour une séance de dédicaces de sa bande dessinée (Station Ausone, 17h30-19h30) !

Le Livre de la Quinzaine – Eduardo Mendoza, El enredo de la bolsa y la vida

Tous les 15 jours, découvrez le « Livre de la Quinzaine » sélectionné et présenté pour vous par un·e bibliothécaire des BU de Bordeaux Montaigne.


Pour ce tout premier #LeLivreDeLaQuizaine, direction la bibliothèque des études ibériques et ibéro-américaines pour y découvrir un roman d’Eduardo Mendoza, El enredo de la bolsa y la vida (traduit sous le titre : La grande embrouille).

Le Livre de la Quinzaine – Eduardo Mendoza, El enredo de la bolsa y la vida

Eduardo Mendoza, El enredo de la bolsa y la vida

Lorsque Romulo el Guapo, coiffeur sorti de l’asile psychiatrique, vient à disparaître, un de ses amis, le détective anonyme que l’on a pu déjà croiser dans El Misterio de la cripta embrujada ou La Aventura del tocador de señoras, réunit différents « enquêteurs » pour le retrouver. Composée, entre autres, d’un livreur de pizzas, d’une accordéoniste de rue et d’une fillette spécialiste du crochetage de serrures, cette fine équipe de bras cassés finit par s’embarquer dans une affaire d’attentat contre Angela Merkel qu’elle devra déjouer.

Mêler critique de la crise économique et tradition du roman picaresque, dérision des hommes politiques actuels et enquête policière absurde, voilà ce que propose Mendoza dans ce roman drôle et fantasque. Ces personnages d’inadaptés plongés dans des histoires grotesques nous parlent plus qu’il n’y paraît de l’état de nos sociétés occidentales.